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A travers ses pages, venez découvrir votre Députée maire, sa carrière, ses engagements. C'est également dans cette rubrique que vous pourrez trouver les interlocuteurs adéquates pour répondre à toutes les questions que vous vous posez. Arlette Franco et son équipe sont là pour vous, pour vous écouter, vous conseiller et intervenir dans les différents domaines qui ponctuent la vie parlementaire de la circonscription.


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"L'or du temps" joué à quatre mains par Arlette Franco et Michel Sitja

"L'or du temps" c'est le titre d'une chanson de Charles Dumont. Ce sera aussi celui du livre qu'ont écrit de concert Arlette Franco et Michel Sitja, durant les trois mois de l'été écoulé. Confidences...



Dans le séjour de la petite maison canétoise, le soleil du matin entre à flots et inonde photos, livres, souvenirs de voyages et bouquets. Dis-moi de quels objets tu t'entoures et je te dirai qui tu es... C'est ici que l'été dernier, Arlette Franco et Michel Sitja ont écrit ce livre, "leur" livre, qui va paraître d'ici une quinzaine de jours aux Editions Mare Nostrum. Le titre ? "L'or du temps". "Nous avons choisi ce titre car il nous paraissait correspondre à ce que nous avions effectivement fait, c'est-à-dire retenir l'essentiel de situations et de sentiments vécus et ressentis au fil des ans, reprendre et synthétiser des conversations que nous avions déjà eues quand nous travaillions ensemble Arlette et moi. "L'or du temps", c'est le titre d'une chanson de Charles Dumont, un ami d'Arlette Franco qui a chanté, à Canet, l'un des poèmes qu'elle a écrits", explique Michel Sitja.


"Certaines questions ont été difficiles"

Celui qui, de chef de cabinet d'Arlette Franco est passé au rang d'ami, devient confident à la limite de l'indiscret pour la réalisation de ce livre qui s'est construit sur le mode du question-réponse : Michel pose la question, Arlette répond. Des pages confession ? Pas vraiment, car rien de peccamineux ne ressort de cet échange de réflexions, personnel, intime mais non impudique. Et que tous ceux qui seraient tentés d'y chercher du linge politique à laver en public se détournent. Ce livre ne sera pas pour eux. Il ne contient ni révélation fracassante, ni règlement de compte vengeur. Moins que l'élue, maire, conseillère régionale, députée, moins que la sportive de haut niveau, c'est une femme qui parle, mais pas n'importe laquelle. Une femme passionnée et passionnante, sensible jusqu'à la blessure, vulnérable jusqu'à la fuite, autoritaire et battante, qui s'arrête et regarde autour d'elle, derrière elle, se souvient, accepte de s'épancher sous la pression amicale mais insistante de la question. "J'ai été heureuse d'écrire ce livre", dit Arlette Franco. Et pourtant, à se retourner avec autant d'attention sur sa vie, ses amours, ses convictions, ses croyances, à fouiller dans sa mémoire, à faire remonter tel poème ou telle musique, il y a un risque. "Certaines questions ont été difficiles", concède-t-elle. Et après avoir cherché les mots précis, d'ajouter : "Celles sur mon enfance".


"Leur dire que je les aime"

Aujourd'hui, les feuillets du manuscrit sont déjà devenus épreuves d'imprimerie, le livre s'annonce. "Je ne sais pas comment réagiront les gens", s'inquiète Arlette Franco. Mais au-delà du public, dont somme toute l'adhésion ne lui est pas indispensable, il y a celle, primordiale, de sa fille et de ses petits-enfants. Et pourtant, leur a-t-elle jamais autant ni aussi bien dit qu'elle les aimait, que dans ces réponses attachées aux questions de Michel Sitja ? "Ce n'est pas facile de dire que l'on aime", admet Arlette. Mais près d'elle son petit-fils, David Bret, affiche le sourire de celui qui sait depuis longtemps. Aujourd'hui où les faux-semblants ne sont plus de mise, où les fâcheries ne sont plus d'actualité, où seul compte l'absolu de ce qui a été dit et écrit, "L'or du temps" prend toute sa signification. Pas de fatras péniblement philosophique, seulement des sensations, des réflexions, des réactions. Ces dialogues au fil des souvenirs sont des tranches de vie, où chacun peut se retrouver, ressentir empathie ou fraternité au gré d'une page, au détour d'une phrase. Oui, ces dialogues sont plein de vie, même quand la parole est devenue si difficile pour celle qui parle.

© L'INDEPENDANTJosianne Cabanas




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