Une circonscription à dimension humaine !
De Perpignan à Canet, du Barcarès à Saint-Cyprien, en passant par Rivesaltes, Torreilles, Baixas ou encore Estagel et Saint Paul de Fenouillet, découvrer l'une des plus plus belles circonscriptions de France. Regroupant les cantons de Canet-en-Roussillon, de la Côte Radieuse, de Latour-de-France, de Perpignan I, de Rivesaltes, de Saint-Estève, de Sainte-Lauren-de-la-Salanque, de Saint-Paul-de-Fenouillet et de Sournia, la Deuxième Circonscription des Pyrénées-Orientales compte 59 communes comprenant une partie de Perpignan.



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Vingrau

Etymologie 


L'origine du nom de Vingrau se trouve dans l'expression latine "viginti gradi", les vingt grades (traduisez les vingt marches). En effet, le chemin menant au village passe par ce que l'on appelle toujours "le pas de l'échelle", qui était constitué à l'époque romaine d'une voie pavée sur laquelle étaient construites ces marches. Peu à peu, le nom s'est transformé en "Pas de Vingrad", "Pas de vingt graus", puis "Vingrau".

« Vue du village
Héraldique

Le blason de Vingrau est détaillé sur cette page.

Préhistoire et Antiquité

Le site de Vingrau a été occupé dès l'âge préhistorique. D'ailleurs toutes les Corbières l'ont été, et la présence de la Grotte de Tautavel si proche en est la preuve la plus visible. Près du Rec del Penjat, on a sorti de terre des grattoirs à museau, des burins et des couteaux à dos ainsi que divers autres instruments caractéristiques datés de -40 000 ans.

Un peu plus tard, c'est la grotte des Conques qui nous livre la preuve qu'elle a été habitée par des hommes durant l'ère magdalénienne, puis entre -20 000 et -15 000, c'est toujours à Vingrau, au lieu-dit Les Espassoles qu'on a trouvé des pointes de flèches en pierre. Vers -12 000 (en plein magdalénien), les restes se multiplient. Un peu partout dans la vallée du Verdouble on retrouve des restes d'occupation, et ce phénomène va s'accentuer jusqu'à l'arrivée des Ligures et des Ibères.

Ceux-ci seront les premiers occupants du Roussillon dont on peut dire d'eux qu'ils n'étaient pas préhistoriques. Ils seront délogés par les Celtes vers -500, que l'on appelera plus tard "Gaulois". Nous n'avons pas de traces de l'occupation celte à Vingrau, pas plus d'ailleurs que de celle des romains, colonisateurs de la région en -121. Les romains ont bien modelés le Roussillon, construisant de grands domaines ruraux destinés à produire des denrées alimentaires essentiellement, mais aussi développer l'industrie, celle du fer en est un exemple. Ils seront envahis par les wisigoths, en 408, qui s'installeront un peu partout dans les infrastructures construites par les romains. On a une trace des wisigoths à Tautavel, mais pas à Vingrau malheureusement.

Puis les sarrasins récupérèrent le territoire wisigothique en 735, qui sera occupé définitivement par Charlemagne en 811. C'est à partir de cette date que commence l'histoire de Vingrau en tant que village, ainsi que de la plupart des villages catalans d'ailleurs.

L'origine du village

Il est difficile de trouver des traces des premiers temps de Vingrau. En fait il ne faut pas chercher du côté des documents historiques mais de l'architecture, puisque l'église initiale du village est typique du début du XIIe siècle, une époque où la paix relative de la région permettait la transformation des églises primitives contemporaines de Charlemagne en églises romanes, celles là même que l'histoire nous a souvent léguées. Nous pouvons donc affirmer que le village était déjà peuplé au XIIe siècle, et suffisament pour qu'il ai été nécessaire d'agrandir l'église. Cette église est dédiée à Notre Dame de l'Assomption, elle est a présent abandonnée. Elle a été remanié au XVIIIe siècle, et son mobilier a été transféré à l'église moderne.

« Le lavoir de Vingrau
Vingrau fut ensuite une propriété de l'abbaye de Fontfroide (un Fief), actuellement dans le département de l'Aude. Des documents nous apportent la preuve de cette possession entre 1260 et 1512, c'est à dire toute la période du Moyen-âge. Il faut savoir qu'en 1258, soit deux ans avant la récupération de Vingrau par l'abbaye, fut signé le traité de Corbeil par lequel Jacques 1er de Majorque et Saint Louis, roi de France, établissait la frontière entre leurs deux pays. Vingrau était situé juste à la frontière, entre deux places fortes du roi d'Aragon Jacques 1er : le château de Tautavel et la Salveterra (château d'Opoul)

L'évènement majeur suivant s'est déroulé en 1639. Nous sommes alors en pleine guerre de 30 ans, la France a attaqué l'Espagne. Evidemment la première conquête a lieu dans la vallée du Verdouble, à la frontière. La chute du village se produira le 18 juin, soit 8 jours après la forteresse de la Salveterra, à Opoul. Ca permet de savoir que les français avançaient prudemment. Passé définitivement sous autorité française après le traité des Pyrénées (1659), elle ne subira pas vraiment de grands dommages par la suite : la révolution française n'a pas vraiment eu d'impact sur le village, et ce dernier était trop éloigné du front de la guerre franco-espagnole de 1793 pour être inquiété.

Patrimoine

Mis à part l'ancienne église du XIIe siècle, aujourd'hui sans mobilier, Vingrau se distingue pour son église paroissiale actuelle qui est dédiée à Notre Dame de l'Assomption, comme l'ancienne église. Elle contient un retable attribué à Louis Généré, contruit entre 1681 et 1683, le retable du Rosaire de 1719, celui de la Sanch du XVIIIe siècle, ainsi que des statues datant du XVIIe et XVIIIe siècle. Il faut signaler aussi la chapelle Notre Dame du Bon Conseil, datant de 1860. Elle contient une intéressante Vierge à l'enfant. On trouve cette chapelle à l'entrée du village, en arrivant par la route d'Opoul.

Autre élément du patrimoine local, le lavoir est un ancien lieu social de la ville. De nos jours la lavoir a été réhabilité et trône, majestueux, le long d'une route en bordure de la vieille ville.




Vingrau
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