Une circonscription à dimension humaine !
De Perpignan à Canet, du Barcarès à Saint-Cyprien, en passant par Rivesaltes, Torreilles, Baixas ou encore Estagel et Saint Paul de Fenouillet, découvrer l'une des plus plus belles circonscriptions de France. Regroupant les cantons de Canet-en-Roussillon, de la Côte Radieuse, de Latour-de-France, de Perpignan I, de Rivesaltes, de Saint-Estève, de Sainte-Lauren-de-la-Salanque, de Saint-Paul-de-Fenouillet et de Sournia, la Deuxième Circonscription des Pyrénées-Orientales compte 59 communes comprenant une partie de Perpignan.



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Ansignan

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Ansignan
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L'origine du nom Ansignan est controversée. Il s'agirait d'un dérivatif du nom de domaine du propriétaire romain Ansius et dont le nom, après de multiples transformations, aurait donné le nom de ce village (fixé définitivement au XVIIIe siècle). Histoire Tout comme l'ensemble du Fenouillèdes, Ansignan fait plus partie du Languedoc que du Roussillon. La première mention du village remonte à l'année 1012, mais on sait de source sûre que le lieu était habité depuis l'époque mégalithique puisqu'on y a retrouvé un dolmen au lieu-dit "La Rouyre", probablement érigé entre -2200 et -1800. Vue de la ville d'Ansignan » Après l'ère mégalithique, les celtes, puis les romains vinrent occuper les lieux. Les vallées du Fenouillèdes étaient la situation idéale pour s'installer parce que le relief est assez peu marqué, que la plaine est proche (la plaine, elle, était en grande partie insalubre) et que la végétation permettait de fournir de la nourriture (abri à gibier et cueillette possible). C'est pourquoi la région fut largement romanisée. Ils créèrent le premier village d'Ansignan, au départ un domaine agricole donné à un certain Ansius, d'où le nom d'Ansignan. De génération en génération d'autres familles vinrent s'y installer, et ce fut l'essor du village. Ce lieu devait avoir une certaine importance car ils bâtirent ce qui fait la fierté du village aujourd'hui, le fameux pont-aqueduc long de 170 mètres qui traverse l'Agly. D'ailleurs d'autres restes de cette époque apparaissent régulièrement, comme par exemple ces pièces datées de 46 av. JC retirées de terre. Le pont, lui, date du IIIe siècle après JC. La particularité de cet ouvrage est qu'il est construit en 2 niveaux : sur la partie supérieure c'est un aqueduc, l'eau traverse l'Agly à 15m de hauteur, et sur la partie inférieure c'est un pont-tunnel pour les personnes à pieds. Voyez en détail cet ouvrage romain en consultant la page qui lui est consacrée : Le pont-aqueduc romain. « Le square de l'église Après la chute de l'Empire romain, les wisigoths vinrent envahir le Fenouillèdes. Maître de toute l'Espagne, de l'Aquitaine et de la Septimanie, ils étendirent leur pouvoir de 412 à 739. Nous n'avons pas de trace à leur passage à Ansignan, ni d'ailleurs de celle des sarrasins qui occupèrent le lieu de 739 à 811. Mais pour eux, c'est plus normal car ils n'occupaient pas vraiment ce territoire, ils en ont juste chassés les occupants. En 811 Charlemagne, à la tête d'une armée, défait définitivement les sarrasins repoussés au Sud de Barcelone. Les nouvelles terres conquises sont transformées en comtés (Ansignan dépendait du comté de Bésalù) Les pionniers francs commencèrent à arriver du Nord de la France pour repeupler la région vide, chacun choisissant une portion de territoire où s'installer. C'est ainsi qu'apparut le village primitif de celui que l'on connaît aujourd'hui, qui se trouvait non loin de l'actuel village, exactement au confluent de l'Agly et de la Désix. Là-bas se trouve se trouvent les vestiges d'une église antique. Cette église était dédiée à St Nazaire et St Celse, elle est aujourd'hui envahie d'herbes et noyée dans la végétation. En l'observant de plus près on constate qu'elle possède les caractéristiques des églises pré-romanes, avec en particulier un chœur quadrangulaire, ce qui situe sa construction autour des IXe et Xe siècle. Soit peu après l'arrivée des premiers carolingiens. Il est très facile d'imaginer que cet embryon de village, soumis aux crues de la Désix, fut abandonné à une époque que l'on ignore, probablement tardivement. L'église actuelle, de style baroque, date du XVIe siècle. Elle est également consacrée à Saint Nazaire et Saint Celse, mais elle est située bien à l'abri de la rivière, au sommet de la falaise. Par la suite l'histoire d'Ansignan est marquée par la séparation entre l'Aragon et la France (1258), qui donne le Fenouillèdes à la France. La frontière était surveillée par une série de forteresses (Quéribus, Peyrepertuse, etc. du côté français, Força-Réal, Salvetarra, etc. du côté aragonais) Puis l'influence des templiers grandit. Installé au Mas Deu, près de Trouillas, ils étendirent rapidement leur domaine foncier dans toute la région, et en particulier dans le Fenouillèdes. Ces religieux étaient, en Roussillon, des agriculteurs essentiellement.





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