
Saint Paul de Fenouillet

Saint Paul de Fenouillet
Bernard FOULQUIER, 57 ans, employé de banque, élu maire de la commune en 1995 ; 3èmè mandat en cours ;
Après un 1er mandat passé essentiellement à remettre les finances à flot, le suivant a été plus opérationnel et a été le théâtre de nombreuses réalisations : voirie et réseaux, réhabilitation et mise aux normes de nombreux bâtiments publics et aires sportives .Pour autant les taux des taxes locales n’ont pas subi d’augmentation de puis 10 ans ! Autant dire que le mandat en cours promet d’être difficile car les finances locales sont exsangues : la construction d’une nouvelle Gendarmerie et l’extension de l’école primaire ayant épuisé toute marge de manœuvre car réalisés dans la même année ! Cependant il sera riche en réponse à de grands enjeux avec la construction d’une Maison de Santé Rurale pour le maintient d’une proximité de soins de qualité et d’une Maison Médicalisée qui permettra de garder nos anciens près de leurs racines.
Saint-Paul de Fenouillet jouit d’une situation privilégiée au niveau paysager et a la chance d’être baigné par deux rivières, l’Agly et la Boulzane. Situé à 265 m d’altitude, le territoire communal s’étale sur 4392 hectares de bois, garrigues et vignes. Sa situation, au cœur de la vallée de l’Agly permet en une heure de temps, de rallier aussi bien la mer que la montagne.
A l’origine de la ville de Saint-Paul se trouve l’existence d’une abbaye, située en « Pagus Fenolientensis », au lieu dit Monisatem. Le village qui se construit aux abords portera successivement le nom de Monedariae puis de Saint-paul de Vallolas .Par le traité de Corbeil le Pays de Fenouillèdes, ancienne possession espagnole, est cédé à la France.
Mais ce traité n’est pas toujours respecté t en 1543, le vice-roi de Catalogne, Roussillon et Cerdagne saccage la ville de Saint-Paul qui s’était opposé à l’envahisseur et l’église construite en 1313 est rasée. Au Moyen age la ville est fortifiée par une enceinte de 4 portes dont une seule est encore existante.
Saint-Paul devient ensuite chef-lieu de canton et le pays Gavatx…..pour les Catalans !
De nombreuses petites entreprises familiales s’installent à St Paul et c’est ainsi que l’on y fabrique aussi bien des boulons que des chaussures ou des tabliers. S’installent aussi des tourneries sur bois, des tonneliers et des usines de traitement du feldspath extrait dans les carrières voisines. Tout ce beau monde exploite quelques lopins de vignes et la viticulture se porte bien quelques années grâce à l’avènement du muscat et des VDN. La crise viendra plus tard frapper ce secteur. Mais la notoriété de St Paul repose avant tout sur le « croquant » produit phare local, dont le secret de fabrication est jalousement gardé par les initiés… on parle bien sûr du vrai croquant.
Notre commune longtemps considérée comme le « bout du monde » dans notre département commence à bénéficier de l’effet d’engorgement de l’Agglomération et c’est ainsi que depuis quelques temps on peut constater de nombreuses demandes de permis de lotir. C’est de bon augure pour l’avenir, même si la partie n’est pas gagnée.