Bien que l'on n'en ai pas la preuve, le site de Vira a très probablement été habité par les différents peuples qui se sont succédés sur la région jusqu'au Moyen-âge : les dolmens et menhirs érigés en Fenouillèdes nous prouvent qu'elle était habité par nos lointains ancêtres (-2500 ans), puis les romains (-121 à 408) ont structuré la région et construit quelques édifices qui existent toujours : le pont aqueduc d'Ansignan par exemple.
Mais c'est durant le haut Moyen-âge qu'apparaît Vira en tant que village. Son église est attestée au XIe siècle, elle avait alors un style roman. Cette église sera remaniée au XIVe siècle. En 1011 Vira apparaît comme y ayant un alleu possédé par l'abbaye St Michel de Cuxa. Cette puissante abbaye rayonnait sur toute la région à cette époque.
Durant le XIIIe siècle le Fenouillèdes sera détaché du Roussillon, la frontière passant à Salses et Bélesta. Vira devient non seulement français, mais surtout est positionné à la frontière du royaume, ce qui ne lui permit pas de se développer. En effet, toute la fin du XIIIe siècle deux formidables lignes de défense se dressent. Côté français : Peyrepertuse, St Barthélémy de Jonquerolle, Sequerre, Roquevert, etc. Côté aragonais : Força Réal, Castel Vieil, la Salveterra, etc.
La situation de Vira ne s'améliora que plus tard.
Patrimoine de Vira
Etant un petit village, Vira n'a pas beaucoup d'éléments de patrimoine. Tout se condense dans la vieille ville, avec ses maisons en pierre, ses arches, etc. L'église paroissiale de Vira est consacrée à Ste Croix, elle date du XVIe siècle. Elle contient un joli retable du maître-autel du XIXe siècle, une "cadireta" du XVIIIe, une statue de la Vierge du XVIIIe, deux statues de Saints du XVIIIe, et une croix processionnelle du XVIIe.